Janvier 2020

 

ISTANBUL

 

— Un délice urbain entre deux rives —

 

Je savais que j'allais aimer Istanbul. Mais pas autant. Et ce qui est bizarre, c'est que je l'ai aimée encore plus une fois dans l'avion du retour. J'ai eu un coup de foudre dès que je l'ai découverte, en marchant le long du Bosphore. Mais dès que je suis parti, j'ai eu comme une folle envie d'y retourner. Ce sentiment ne m'arrive pas souvent... Je pense qu'Istanbul me reverra. Évidemment, nous n'avions que peu de temps sur place, seulement 3 jours, mais nous nous sommes organisés au mieux pour en profiter. Alors, que faire en quelques jours dans cette ville incroyable, je pense que le terme est plus qu'adapté...

 

L'arrivée à l'aéroport d'Istanbul


Nous avons eu la chance d'inaugurer un des premiers vol de Transavia, de Nantes vers Istanbul. Réservés 6 mois à l'avance, les billets nous ont coûtés 180€ par personne, ce qui est vraiment raisonnable quand on voit le prix d'un aller-retour au départ de Paris avec la Turkish Airlines sur des périodes de vacances scolaires. Aucun problème avec Transavia (j'ai envie de dire comme toujours), cette compagnie est fiable et le personnel vraiment très avenant.

Le nouvel aéroport d'Istanbul est spatialement démentiel. J'avais suivi les conseils de Pelin Yildiz, alias Le Blog d'Istanbul (site que j'adore, si vous êtes tentés par la Turquie, c'est un incontournable) qui mentionnait le fait qu'il fallait se rendre à l'aéroport 3h avant minimum. Et sur place, vous comprenez vite pourquoi... Un contrôle bagage et sécurité à l'accueil, un temps d'enregistrement, un contrôle visa, un autre contrôle avec la police turque... bref, avec les dimensions, ne jouez pas avec le timing car l'aéroport est loin du centre-ville et les démarches prennent beaucoup de temps. Le métro devrait arriver d'ici quelques temps. Pour l'instant, prendre un taxi semble la meilleure solution !

 

Si tu veux un vrai bel hôtel...


Quand tu reste 3 jours dans une grande ville, autant prévoir un superbe hôtel idéalement situé. J'ai hésité longuement entre Sultanahmet et la partie moderne autour de Galata. Nous avons eu le plaisir de passer du temps au Doruk Palas Hotel. Situé dans la partie moderne de la ville, cet établissement a tout pour plaire. Tout d'abord, un accueil remarquable, on était à la maison en famille. En arrivant vers 15h, un déjeuner nous attendait pour commencer à visiter la ville le ventre plein.

Plein d'explications et de bons conseils, des petits cafés turcs en revenant, une bonne omelette au petit-déjeuner, une superbe vue sur Istanbul, un cadeau de départ... on en était presque gêné quelques fois. Mais franchement, c'est un pur plan !

Au final, je pense avoir fait le bon choix en prenant un hôtel autour de la Tour de Galata. Le gros avantage est d'avoir les meilleurs restaurants de la ville à 3 minutes de marche de l'hôtel. Et surtout, le quartier de Sultanahmet est proche en prenant le tramway au départ de Karaköy...

 

Que faire sur 3 jours à Istanbul ?


Soyons honnêtes, j'ai survolé avec Laëtitia la belle cité d'Istanbul. Vous pouvez rester ici facilement une semaine. Cet article ne vous donnera que des indications de parcours et de visites réalisables sur 3 jours. Il faut se dire que Sultanahmet peut être découvert en une grosse journée, qu'il faut prévoir une autre journée pour Fatih et les bazars ainsi qu'au moins une grosse demi-journée pour la partie sud de Galata. Après, le soir, il est possible d'assister à un spectacle de derviches tourneurs...

 

1- S'imaginer en sultan au palais de Topkapi


L'incontournable ! Le palais de Topkapi (prononcez Topkapeu) est l'étape numéro 1 de tout touriste à Istanbul... ce dernier est en profonde rénovation mais il reste de belles choses à voir. On est plus ici dans le concept d'une ville-palais, bien cachée derrière de très hautes fortifications. Derrières ces hautes pierres, de superbes jardins rendent la pareille à des monuments plus impressionnants les uns que les autres. Pour info, le silence le plus absolu était de rigueur en la présence du sultan... quelques touristes devraient s'en inspirer. Alors, on découvre quoi au Palais de Topkapi ?

 

Je vous conseille de prendre l'Istanbul Welcome Card comme pour la découverte de la basilique qui la jouxte ! C'est pratique, coupe-file et vous serez accompagné par un guide officiel.Vous arriverez d'abord dans la première cour, celle des Janissaires. Qu'est-ce donc ? C'était un corps d'élite de jeunes enfants chrétiens volés qui se devaient d'être célibataires et de se battre pour le sultan. Et c'étaient des phénomènes, ils n'ont pas hésité à assassiner en 1622 Osman II, celui qui voulait dissoudre leur groupe. Mahmut II, lassé, en 1826, décida de les tuer. Les 7000 d'un coup... Heureusement, la belle fontaine à l'entrée permettait de nettoyer les armes...

Après avoir franchi la porte du Salut, vous arriverez sur la deuxième cour. Filez vite vers le plus bel espace selon moi, le harem. Ce dernier fut construit après le caprice de la deuxième favorite de Soliman le Magnifique qui décida d'appeler Sinan, son architecte préféré, pour construire cet espace, que dis-je, ce dédale de pièces ! 300 pièces, 46 toilettes, des chambres pour les épouses du sultan, des femmes surveillées par des eunuques (pas de zizi, pas d'envie !), les noirs étant ceux à qui on avait tout coupé ! Ils étaient intraitables mais près de 30% mourraient pendant "l'opération". Tu m'étonnes ! La plus belle pièce reste pour moi le hall impérial, un magnifique syncrétisme entre Orient et Occident. Dans le salon privé de Murat III, on entendait le bruissement de l'eau ! Pas pour faire bucolique, non ! L'objectif était de masquer les conversations et les relations sexuelles !
Vous pouvez aussi aller découvrir les cuisines magnifiquement restaurées. Elles sont d'une grandeur démentielle ! Quelques fois, il fallait faire la cuisine pour 5000 personnes, ce n'était pas une thermomix-party !

Dans la troisième cour, le site le plus intéressant est le pavillon des reliques saintes, celles de Mahomet (l'empreinte du pied, quelques poils de barbe, un dent, un sable) et de Moïse (son bâton pour ouvrir la mer). Bref, des reliques... ! Plus au fond, vous aurez une superbe vue sur le Bosphore et la partie asiatique. N'oubliez pas qu'il y a des parties inaccessibles car en restauration.

 

Le palais de Topkapi est un incontournable : entre les meurtres, le sexe, les intrigues et les repas, on devait bien s'amuser là-dedans ! La visite est plaisante et vous prendra une demi-journée.

 

2- Apprécier l'imbrication des religions à Sainte-Sophie


Je ne cachais pas ma joie à l'idée de découvrir ce monument. La basilique Sainte-Sophie ! Quand tu as suivi des études d'histoire, tu as automatiquement entendu parler de cette Histoire, avec un grand H. Les empereurs Justinien et Théodose, Constantinople... Et enfin c'est là, devant tes yeux ! Quel choc quand on voit la basilique de visu ! Elle n'est pas énorme, elle est bien plus que ça. Plusieurs fois détruite par des feux et des émeutes populaires l'édifice actuel a été inauguré en 537 et a nécessité plus de 10.000 hommes pour sa construction en seulement 5 ans. Conséquence : elle s'est lamentablement cassée la la margoulette (oui, on ne construit ni restaure un monument en 5 ans). On la reconstruit en y rajoutant de solides contreforts ! L'édifice culmine dorénavant à 56 mètres de hauteur sur 4 énormes piliers pour devenir le plus haut édifice d'Istanbul. Puis, en 1453, Mehmet II de son petit nom, conquit Constantinople et transforme la basilique en mosquée avec la construction de 4 minarets. Son attribution religieuse a donc changé dans l'histoire !

 


Pour la visiter, le meilleur moyen est d'acheter l'Istanbul Welcome Card. Si vous passez par le blog de Pelin (Le Blog d'Istanbul), vous aurez une réduction de quelques euros. Vous choisissez l'heure de départ et le guide vous trouve un chemin parmi tout ce monde. Une fois la petite présentation - très sympa - vous pourrez déambuler comme vous le souhaitez dans le monument. Et c'est lors de la visite intérieure qu'on se rend compte de l'imbrication des religions. Mehmet II a en effet fait recouvrir de badigeons les mosaïques byzantines - heureusement redécouvertes aujourd'hui - et des grands médaillons de près de 8 mètres de diamètres mentionnant les noms d'Allah, de Mahomet et de versets du Coran... Un croissant remplaça aussi un crucifix géant, mais il reste toujours des vitraux chrétiens... Et Atatürk décida que la basilique devait devenir musée (sauf qu'Erdogan souhaiterait qu'elle redevienne mosquée, dans son obsession de réinstaller l'islam au cœur de la politique turque). 

Que de merveilles à la découverte de ce site en restauration ! Les dimensions sont gigantesques, l'impression d'être tout petit bien réelle. L'ascension dans les tribunes permet de réaliser la profondeur de la basilique et la hauteur sous coupole. Pourtant, ce monument a un sérieux besoin de réhabilitation. Les peintures murales sont dans un mauvais état, mais le travail avance ! Tout Istanbul restaure son patrimoine !

 


Si vous avez le temps, je vous conseille d'aller découvrir la citerne-basilique à quelques pas. Hyper impressionnant !

3- Visiter les plus belles mosquées stambouliotes


En Turquie, les non-musulmans sont autorisés à visiter les mosquées. Et ça, c'est un réel plaisir pour le voyageur car c'est loin d'être le cas partout en Orient. Nous n'allons donc pas bouder notre plaisir ! Seule contrainte, enlever ses chaussures à l'entrée et se voiler pour les femmes... rien de bien insurmontable ! Comme beaucoup de sites, un nombre conséquent de mosquées est en restauration ! La mosquée bleue en faisait partie à notre passage sur Istanbul, à notre plus grand regret. On se régale déjà de l'extérieur... Quelle merveille pile en face de la basilique Sainte-Sophie ! Elle date de 1616 et a été achevée en six ans seulement ! Faites-en le tour et admirer les magnifiques proportions. Sa plus grande particularité est d'accueillir six minarets, ce qui la place comme une mosquée sainte. À l'intérieur (ce que nous en avons vu), des carreaux de faïence d'Iznik à fond bleu...

 

 

Allez découvrir aussi celle qui est pour moi la plus impressionnante (et sans travaux), celle de Soliman le Magnifique ! Impossible de ne pas la voir dans la skyline d'Istanbul, elle surplombe tout. Construite en seulement 7 ans (ils envoyaient du lourd en construction), encadrée par quatre minarets, l'objectif du commanditaire était de proposer un édifice aussi important que le dôme du Rocher à Jérusalem. L'extérieur est hyper imposant, la vue sur Galata superbe, les coupoles offrent un si bel ensemble qu'on prend un certain temps avant d'entrer dans la mosquée. À l'intérieur, c'est beau. L'acoustique est incroyable (on a vu un guide taper dans ses mains et entendu la diffusion instantanée du son. La coupole culmine à plus de 47 mètres... quel exploit architectural même si ce n'est pas le plus haut monument de la ville. Mais cette mosquée reste mon coup de cœur !

 

 

La troisième mosquée que nous avons visitée est la mosquée Sehzade, à côté de l'aqueduc de Valens, aux abords du quartier de Fatih, le plus rigoriste de la ville. Elle aussi est majestueuse avec très peu de touristes et quelques chats qui s'amusent comme des fous dans les jardins, ces derniers étant très prisés des femmes. L'intérieur est superbe et quelques chats s'étaient frayés un chemin lors de notre passage... Bref, pour les mosquées, faites juste attention aux heures de prières pour ne pas trouver portes closes. Sinon, poussez la porte, vous serez séduits et généralement bien reçus.

 

4- Découvrir les richesses des rives européennes et asiatiques lors d'une croisière sur le Bosphore


Incluse dans l'Istanbul Welcome Card, la croisière sur le Bosphore fait le plaisir des touristes et des turcs qui profitent de la ville entre les deux continents. Le fleuve est un vrai spot de détente pour les habitants, qui offre à la vue de superbes palais et mosquées tout en permettant l'accès à la rive asiatique (qui est reliée dorénavant par un métro souterrain à la partie européenne). Après un départ d'Eminönü, on file vers le nord en découvrant la façade du superbe palais de Dolmabahçe, l'un des plus grands et somptueusement décorés palais de Turquie. Vous apercevrez aussi de loin le stade du Besiktas Istanbul. Coup de cœur pour la magnifique mosquée d'Ortaköy, au sein d'un quartier de réputation bohème très animé en soirée. Vous pourrez découvrir de belles maisons en bois du côté asiatique. Puis vous arriverez à une ancienne fortification, Rumeli Hisari avant de faire demi-tour. Vous pourrez jeter un œil sur la Tour de Léandre, un ancien phare transformé en bar-restaurant au milieu du Bosphore. Enfin, accompagné par les goélands et les mouettes, les grandes mosquées de Sultanahmet s'offriront de nouveau à votre vue.

 

Le Bosphore est par contre devenu une vrai autoroute fluviale. Les chiffres donnent le vertige et attestent qu'on est vraiment à la limite de ce que la nature peut supporter (enfin, si au final elle le supporte). Dans les années 30, seule une centaine de bateaux naviguaient dans le détroit. Ils sont 45.000 aujourd'hui, avec des cargaisons de gaz, de pétrole ou de déchets radioactifs. Autant vous dire que c'est plus que risqué...

 

5- Slalomer entre les épices du bazar égyptien et sentir le pouls de la ville à Eminönü


Eminönü, c'est l'embarcadère principal d'Istanbul qui permet de prendre un bateau pour la rive asiatique. C'est un lieu assez magique. C'est vraiment le croisement de toutes les activités, ça grouille de monde, il a des drapeaux turcs partout, des vendeurs de fritures de poissons. C'est un vrai poumon urbain et je vous incite à vous poser et à observer ce qui se passe... C'est vraiment un lieu bouillonnant. Ensuite, filez vous balader dans le bazar égyptien. Construit au 17è siècle, c'est un lacis de ruelles, de couleurs et de gourmandises sucrées. Alors on le concède, on se fait un peu alpaguer, mais ce n'est pas le Maroc. Bref, vous pouvez vous y perdre avec le plus grand plaisir...

 

6- S'amuser à regarder les pêcheurs du pont de Galata


Attention au petit coup de cœur, vous risquez de ne plus décoller de cet endroit au vu de l'ambiance magique y régnant... Quand on vient de Sultanahmet et plus particulièrement d'Eminönü, on quitte déjà le vieux Istanbul. Sur votre droite, vous apercevez la rive asiatique tellement peuplée et le Bosphore où vous venez de faire un tour. Et sur ce pont, ce qui impressionne, c'est l'animation quotidienne et à n'importe quelle heure de la journée ou de la soirée. Les pêcheurs, il y en a absolument partout et le jeu des lignes s'entrechoque dans l'objectif de votre appareil. Tout est organisé au millimètre, chaque pêcheur a son espace réservé... et apparemment ça mord ! Le tramway fait vibrer tout le pont, ce qui n'est guère inquiétant au final. Le pied : attendre tranquillement un appel à la prière sur le pont de Galata au coucher du soleil... La ville devient rose, c'est juste magnifique !

 

7- S'offrir un 360° sur la ville depuis la tour de Galata


Galata, avant d'être une tour bien reconnaissable dans la skyline stambouliote, est avant tout un quartier, celui des premières installations des habitants dans la région vers 4000 av. J.-C. Au IIe siècle av. J.-C, les Galates, peuples gaulois sont hellénisés et ce petit village est rattaché par Théodose à Constantinople au Ve siècle. Puis l'empereur byzantin voudra reconquérir sa capitale au XIIIe siècle. Que faire contre Venise ? Se rapprocher de la République de Gènes ! Et après avoir récupéré Constantinople, l'empereur céda cette partie de la ville à Gènes pour construire le village de Galata ! La ville va se développer à l'européenne autour de différentes églises !

Et au milieu de tout ça, on va construire la superbe tour de Galata, anciennement appelée la "Tour du Christ". C'est l'une des dernières enceintes fortifiées de la ville génoise. Devenue une prison sous Soliman le Magnifique (le fameux !) et une tour d'observation des étoiles sous Murad III, vous ne risquez dorénavant plus rien pour la découvrir. Avant de monter, profiter de l'ambiance du quartier, il y a de très bons restaurants dans cette partie d'Istanbul, beaucoup de jeunes qui boivent un verre en terrasse ou dans la rue. C'est hyper dynamique et très différent de Sultanahmet.

La montée coûte un peu cher, se réalise en ascenseur (c'est con, j'aime bien en chier pour avoir des points de vue, comme une récompense ultime des douleurs de cuisses). Et là, c'est le 360° assuré ! La vue est incroyable de la skyline de Sultanahmet aux rives du Bosphore. Nous n'avions pas eu la chance de la voir par beau temps ce jour là, mais il est possible de se rendre compte de la densité et de l'étalement urbain d'Istanbul depuis la tour de Galata. Bref, c'est superbe, et pour moi un incontournable !

 

8- Observer les animaux faire leur vie dans les rues


Les animaux font partie intégrante du paysage stambouliote. On a tous des images d'Istanbul avec des chats aux quatre coins des rues. Ce cliché est terriblement vrai. Ils sont maîtres de la ville, incontestablement. Il y en a partout. Si vous n'en voyez pas dans une rue, c'est que vous n'avez pas assez observé car eux vous voient. Ces chats (ils seraient 165.000) sont en général adorables, vous pouvez passer un peu de temps avec eux en les caressant (mais il y aura toujours un risque infime de rage en cas de morsure, faîtes bien attention même s'il ne faut pas tomber dans la paranoïa). Ces chats sont adorés des habitants : ils squattent dans les hôtels sur les canapés, sur les tables des restaurants, dans les marchés, au pied des restaurants et tout le monde s'en accommode.

Et pourquoi ? Tout d'abord, l'Islam promeut le chat (Mahomet n'aurait jamais déplacé une étole sur laquelle dormait sa chatte adorée selon la tradition). Les habitants laissent de la nourriture, du lait, de l'eau à chaque coin de rue... et cette alimentation ne reste jamais bien longtemps. Mais surtout, la municipalité d'Istanbul a créé un vétobus pour s'occuper des animaux, les stériliser et les soigner. Quelle initiative humaniste ! Vivre avec les animaux au lieu de les mettre en fourrière, une belle idée que la France devrait adopter ! Si vous aimez les chats, je vous incite à regarder au plus vite le film Kedi, des chats et des hommes. Une pure merveille pour comprendre l'intimité des habitants avec leurs compagnons des rues !

Mais les chiens ne sont pas en reste. Souvent, dans les pays du Moyen-Orient, ils sont totalement rejetés. Ici, ce n'est pas spécialement le cas. Les chiens sont plutôt bien tolérés et profitent aussi d'une puce électronique et de soins. On en voit plein par bandes, errants dans la ville, mais ils ne sont pas agressifs et ne sont pas contre une petite caresse. J'apprécie franchement de voir qu'une mégalopole de 15 millions d'habitants s'intéresse à ces animaux, même si tout n'est pas rose, c'est un beau pas vers l'entente entre les hommes et les boules de poils !

 

9- Assister à une véritable cérémonie de derviches tourneurs


Je pense que nous sommes nombreux à avoir à l'esprit ces turcs habillés en habit traditionnel qui dansent en rond ! C'est un symbole bien connu des voyageurs ! Pour vivre cette expérience, je vous conseille de filer sur la partie blog !

 

 

Et en vidéo, si vous n'avez pas envie de lire la page du blog !

 

10- Boire et manger turc !


Alors là, on peut vous dire qu'on s'est juste régalé ! La Turquie est un paradis pour les gourmets comme nous ! Il y a vraiment de quoi faire, du très gras au très raffiné ! En entrée, n'hésitez pas à vous jeter sur leurs soupes (çorba), à la menthe, au yaourt, au citron, ces dernières vous mettront inévitablement en appétit ! Ensuite, délectez-vous de mezze, chaudes ou froides, à la viande ou aux légumes. Tout se rapproche de la cuisine libanaise, mais on adore ! N'oubliez pas de goûter à la pizza turque (lahmacun), à la pâte très fine. La viande de kebap, évidemment, qui peut être cuisinée de mille façons vous laissera un bon souvenir en bouche. Il y a aussi le kumpir, une grosse patate au fromage ! Et le simit, le pain vendu partout comblera ceux qui rencontreront une fringale entre deux mosquées !

Et comme vous aurez bien sûr pensé à garder un peu de place, vous prendrez un délicieux turkish coffee, accompagné de gâteaux plus lourds les uns que les autres à l'image des baklavas ou des plus légers loukoums. Bref, prévoyez une taille de jean en plus car vous allez prendre un peu de fat ! On a pas beaucoup de photos, car on s'est jeté sur les plats !

 


Alors il en pense quoi le caméléon ?


Les + d'Istanbul

  1. Cette ville est absolument magnifique. J'ai eu un vrai coup de cœur. Au final, cela n'arrive pas si souvent, alors il faut en profiter. Le mélange Orient/Occident est totalement déroutant, cette ville ne penche ni d'un côté ni de l'autre mais propose un syncrétisme remarquable. Quelle identité ! Et il y a des chats partout !!!
  2. La possibilité de visiter les mosquées. Quel plaisir ! Il y en a beaucoup en travaux en ce moment, mais c'est plutôt bon signe pour la conservation du patrimoine ! Celle de Soliman le Magnifique est juste renversante, admirable de sérénité et d'une beauté inégalable, avec une vue incroyable sur la partie européenne d'Istanbul ;
  3. La nourriture : pas étonnant comme on est à la croisée du monde. Vous allez vous régaler dans les petits restaurants avec des mezze, des kebab, et pour digérer des gâteaux et cafés turcs ! Et tout est relativement cheap !

Les - d'Istanbul

  1. Un peu de mal à en trouver... Une ville un peu exténuante, c'est sûr !
  2. Un nouvel aéroport très, très éloigné du centre ville et dont le raccordement métro n'a pas encore été effectué.


Et vous, avez-vous déjà visité Istanbul ?

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